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    Je ne m’inquiète plus

    pour ces histoires

    sans vraiment être

    recollées à la charpente de la baraque

    de travers au soleil.

    Je sais que c’est comme ça maintenant

    les personnages ne

    meurent pas

    même de pauvreté :

    ils sont nés en le voulant

    de mon désir d’épaisseur

    de ma peur du vide.

    Allez savoir pourquoi

    ils tiennent à la barre

    au moment où je croyais

    qu’ils avaient disparu

    dans l’indifférence générale

    des hautes et basses marées

    à fendre le souffle des mouettes

    aux ailes chercheuses.

     

     

     

     

     

     

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    Dans un autre temps
    que celui qui compte
    je reste à jouer 
    avec mes peurs 
    je meurs
    à chaque fois 
    pour du faux 
    et le plaisir
    de ressusciter 
    pour de vrai.

     

     

     

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    Je n’écoute pas toujours

     
    les voix pleurant au fond des bois

     
    les cris montés derrière les portes

     
    les rires figés dans mon bol

     
    les signes perçus au ras de l’eau


    mais parfois il y en a un seul de tous ceux-là


    que je saisis et je fais tout pour le garder.


    Il se transforme ensuite en vers

     
    et tout le monde sait

     
    que c’est un survivant le poème


    tel qu’il voit le jour

     
    dans mon dos

     
    sans que je m’y attende vraiment.

     

     

     

     

     

     

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    C'est tout un monde

     

    le soir

     

    le jour

     

    la nuit

     

    si différent

     

    à chaque fois

     

    que le sentiment de voyage

     

    nous fait oublier

     

    que nous ne voyageons jamais.

     

    (Extrait d'un recueil en cours "J'avais dit déjà dit

     

    un jour)

     

     

     

     

     

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    A l'instant même

     

    où les tourterelles roucoulent

     

    j'ai subitement

     

    quarante-cinq ans de moins

     

    devant mon bol chocolaté.

     

     

     

     

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