• De l'acte d'écrire au chemin perdu dès la naissance

     

     

    Il y a dans l’acte d’écrire un engagement personnel que personne d’autre, à part peut-être l’écrivain lui-même, ne réussira à élucider bien clairement. Ecrire c’est remuer ce mystère, comme un couteau que l’on bouge dans une plaie ouverte. Plus le sang coule, plus on a mal et plus on est bien de se sentir partir.

    En écrivant, je laisse de côté la plus grande part des images poétiques en train de me harceler. Je ne garde qu’une infime partie des autres me revenant sans cesse. Elles m’intéressent comme un rêve que je fais souvent et qui me parle sans que je sache pourquoi. J’y pense et j’y repense avec la même émotion.

     

    Et puis il y a ce rapport au temps sournois et jamais franchement avoué qui supposerait qu’inconsciemment j’écrive pour laisser mon empreinte dans l’histoire. La peur de disparaître sans avoir vraiment eu mon mot à dire est une frustration et elle  m’encourage à créer. À mon avis, tout art est à la fois un moyen subtil et prétentieux  de retrouver son chemin perdu dès la naissance.

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Mardi 17 Janvier à 06:45

    Je pense que nous nous retrouvons tous dans ce que tu dis, Thierry. Plus ou moins. Je voudrais juste ajouter qu'en ce qui me concerne, et tant est que j'analyse ma situation en matière d'écriture - une chose qui tant me dépasse ! - j'écris sûrement beaucoup en portant quelque part en moi, inconsciente, une idée de revanche sur des décennies de vie difficile.

    2
    Mercredi 18 Janvier à 16:55

    Je suis comme une poupée russe et l'écriture révèle souvent la plus petite, la dernière ...

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