• La mer n'était plus très loin

     

     

     

    La mer n'était plus très loin, d'après mon père ; juste derrière. Mais nous, nous devions poursuivre encore quelques kilomètres au Sud, dans les Landes, à Biscarosse plus précisément. Et enfin nous verrions la mer au loin, grise ou bleue avec des rouleaux blancs qui n’en finiraient pas d’avancer, de disparaître et de se reformer au large comme par magie. Nous étions impatients Florence et moi. Nous sentions déjà l’océan rien qu'en l'imaginant. 
    Lorsque nous le découvrîmes réellement, nous fûmes contents, mais sans plus. Il y avait une différence entre la mer de notre imagination et celle que nous avions en face de nous. Cela ne nous empêcha pas d'avoir un petit pincement au coeur lorsque nous quittâmes le terrain de camping quinze jours plus tard. Je revins avec – dans le coffre de la voiture - un seau rempli de coquillages et d'étoiles de mer. Toute la famille dut se taper l’odeur nauséabonde de mes invertébrés en décomposition pendant le trajet du retour. Je fus encore plus malade qu'à l'aller, cette année-là. J'eus beau me convaincre que ce n’était que des émanations de marée, ce fut pire.

    (Extrait d'une fiction inédite)

     

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Samedi 20 Janvier à 07:59

    J'ai aussi de grands souvenirs de la mer de mon enfance.

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