• Monologue d'une champignonnière (extrait)

     

     

    L’infini a sous la terre une présence résonnante et pourtant si insaisissable. Il rappelle le bonheur qu’on ressent et qu’on a du mal à exprimer tellement il est personnel et abstrait à la fois.

    Le sentiment de mort imminente est proche de celui de joie qui monte, quand sur un manège en forme de montagne russe, on sent arriver, au sommet de la pente mécanique, la descente vertigineuse : elle nous fera lever le cœur ou bien perdre la vie.

     

    Les extrêmes sont des instants perdus dans l’immensité de la raison ; des espèces de varices bleutées ressorties à la surface du néant. Même dans le noir, elles font toujours aussi mal ces blessures que je croyais parties avec le temps. Maintenant je me dis que le bonheur dont je rêvais tant gamin était une forme de fuite en avant vers l’oubli inconscient de ma nature mélancolique.

     

     

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