• Poétique d'un lit d'hôpital

     

    Le petit déjeuner arrive.

    C’est comme si on venait d’ouvrir le plafond

    avec un gros couteau

    et que d’un seul coup

    je voyais les étoiles

    accrochées aux nuages

    au-dessus de moi.

    C’est inespéré.

    La grande ourse sent le café. 

    La voie lactée est plus crémeuse que jamais.

    Tout se mélange.

    C’est l’alchimie du plaisir.

    Une ventouse aspire le ciel

    et je mange les couleurs de mon bol.

    Je bois la lumière.

    Mes tartines baignent dans le néant.

    Je vois la confiture se répandre toute seule dans les cieux.

     J’ai du mal à faire la part des choses.

    Les correspondances sont inattendues.

     

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 21 Décembre 2016 à 08:05

    A l'instant je pensai à ma mère qui doit se réveiller là-bas...

    2
    Mercredi 21 Décembre 2016 à 08:10

    Pensée émue alors...

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