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    Tout est dans le claquement des doigts

    si parfait qu'ils donne envie de revoir

    la scène une dernière fois

    histoire de se croire

    dans un monde sans bavure.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Tout est dans le mouvement de brasse

    à peine perceptible

    qu'on croirait voir une ombre silencieuse

    glissant sans effort à la surface de l'eau.

     

     

     

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    Tout est dans l'arrivée du train

    et de son arrêt progressif

    juste avant l'ouverture des portières

    et de la descente de l'être attendu

    depuis longtemps sur le quai

    en partie ombragé.

     

     

     

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    Tout est dans son allure décalée

    l'air de rien

    à la fois très présent

    la tête sur les épaules

    et les idées déjà

    à des années-lumière

    du matin qui commence

    à peine sa journée.

     

     

     

     

     

     

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  • Thierry Radière, Nouvelles septentrionales, Les Revenents, Jacques Flament, Alternative éditoriale, juin 2018, 79 p, 10€

    Chronique de Lieven Callant

     

    nouvellesseptentrionales

    Thierry Radière, Nouvelles septentrionalesLes Revenents, Jacques Flament, Alternative éditoriale, juin 2018, 79 p, 10€


    Ce recueil de nouvelles septentrionales en comporte quatre comme les principaux points cardinaux mais ce qui intéresse vraiment l’auteur au-delà d’une géographie des lieux, c’est la géographie des habitants. Plus que de raconter une histoire et à travers elle, celle d’un village, d’une région, Thierry Radière dresse des portraits. Le point commun de ces quatre nouvelles est sans doute cette tentative de raconter des personnages, des hommes et des femmes dont on ne découvre finalement qu’une partie de leurs mystères même si on est l’auteur qui les a inventés de toutes pièces ou pas. D’ailleurs pour écrire et inventer ne met-on pas une part de réalité? Ecrire n’est-ce pas apprendre à la diluer dans le songe ou à l’inverse extirper l’imaginaire d’une réalité qui se fabrique au fur et à mesure qu’on ré-invoque le souvenir?

    Bien sûr, on s’interroge sur soi-même, sur le regard qu’on porte sur les autres, l’autre qui était notre grand-mère, notre frère, notre ami. On devine les liens établis en pleine lumière avec ceux qu’on aime, qu’on a aimé, qu’on a finalement oublié et qui ressurgissent du passé. On découvre sous de nouveaux jours les sentiments, on s’aperçoit parfois qu’on a omis l’essentiel. On se rend compte qu’une partie de l’autre, qu’un pan de nous-même était dans l’ombre. On évoque toutes les possibilités, les portes qu’on a refermées, on songe aux histoires manquées mais surtout à celles qu’on a réussies. L’écriture de Thierry Radière est avant tout humaine, concrète et directe, pourvue d’une pointe d’humour, d’une sorte d’amour simple et sincère. Lucide et abordable par bien des angles d’approche, elle s’empare du mystère quotidien.

    Comme tout bon texte, au delà de l’histoire, il y a l’habileté à la construire, à la suspendre parfois au delà des phrases, entre les lignes, pour la terminer d’un mot qui ouvre autant de questions qu’il ne répond à toutes les autres. Par le rythme et la concentration de thèmes abordés, la brièveté et l’absence de simplification réductive, Thierry Radière offre à ses lecteurs des nouvelles dignes de porter ce nom.

    ©Lieven Callant

     https://revue-traversees.com/2018/07/09/thierry-radiere-nouvelles-septentrionales-les-revenents-jacques-flament-alternative-editoriale-juin-2018-79-p-10e/

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