• On dirait que les dimanches

     

     

     

     

    On dirait que les dimanches

    pleurent toujours quelque part

    de joie et de tristesse à la fois.

     

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 16 Septembre à 10:05

    Longs dimanches où s'emmanchent dans les bras grands ouverts toute une forêt entière de souvenirs mêlés aux rebonds de ce qui reste à venir : brindilles craquantes dans le foyer multicolore du regard, margotins de lune se fondant dans le chandail de brume enfilé tôt par les petits prés de l'enfance, branche du cœur où posé l'oiseau guette l'agrainoir dans chaque parcelle à l'affût, piétée par la perdrix grise menacée quand la rouge s'est raréfiée.

    Longs dimanches ensoleillés déversant leur récolte encore juteuse au bord d'un été à peine quitté, la curiosité ardente giboyeuse postée à la lisière des matins commençant de se tricoter dans les mailles resserrées de nos frilosités -bientôt l'hiver nous saisira !- un châle de rosée au chatoiement d'une lumière exaucée.

    Tant d' odeurs se lèvent, lièvres en interrogation sur le bord de nos émotions transportées par cette levée de matinaux réinventés à chaque point du jour improvisé.

    MCDem.

    Murielle Compère-Demarcy

      • Dimanche 16 Septembre à 10:59

        Comme tout cela me parle. Merci à toi, Murielle.

    2
    Mardi 18 Septembre à 22:37

    Bonjour Thierry,

    J'ai retouché quelque peu mon texte ci-dessus inspiré par le tien dimanche dernier. Je t'en offre la dernière mouture :

     

    Longs dimanches où s'emmanchent dans les bras grands ouverts une forêt entière de souvenirs mêlés aux rebonds de ce qui reste à venir : brindilles craquantes dans le foyer multicolore du regard, margotins de lune se fondant dans le chandail de brume enfilé tôt par les petits près de l'enfance, branche du cœur où, posé, l'oiseau guette l'agrainoir dans chaque parcelle à l'affût piétée par la perdrix grise menacée quand la rouge s'est raréfiée.

     

     Longs dimanches ensoleillés déversant leur récolte encore juteuse au bord d'un été à peine quitté, la curiosité ardente giboyeuse postée à la lisière des matins essaime à pleins vents, à pleins poumons, quêtant de butiner plus avant ; commence de se tricoter dans les mailles resserrées de nos frilosités -bientôt l'hiver nous saisira !- un châle de rosée au chatoiement d'une lumière exaucée.

     

    Tant d'odeurs se lèvent, lièvres en interrogation sur le bord de nos émotions transportées par cette levée de Matinaux réinventés à chaque point du jour improvisé.

     

    L’automne le sait, chacun de ses matins se réinvente dans l’alphabet liquide atmosphérique écrit sur nos cahiers du ciel encore vierge du premier chant de l’aube, du premier oiseau à éclore, ici d’un calice de givre, là, d’une bribe de corolle encore incandescente.

     

    Murielle Compère-Demarcy (MCDem.)

     

     

     

      • Mercredi 19 Septembre à 05:30

        Très, très beau, merci à toi.

        lièvres en interrogation sur le bord de nos émotions, j'aime beaucoup.

        Et le dernier paragraphe : sublime. Une espèce de bouquet final tout en sensualité. Bravo !

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