90% des textes publiés sur ce blog sont inédits et écrits au quotidien. Les autres sont des extraits de livres déjà édités. Tous 100 % bio .
Cette faculté qu’ont les arbres le matin de me parler dès que je suis debout je ne voulais pas y croire enfant je pensais que j’étais stupide que je ne pouvais pas comprendre la nature au milieu de laquelle je vivais mais maintenant je sais que ces croyances...
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A l’instant où le monde est une abstraction la circulation des voitures dans la rue a à voir avec le bruit lancinant des marées. En continu sous la douche c’est comme si les veines du corps s’étaient déplacées vers l’extérieur que le flux sanguin était...
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Et si t’écrivais seulement contre les emballements pour les ralentis les virages à la corde les descentes au frein moteur les pentes impossibles à monter il y a de ça un peu quand même dans ta course d’homme caché du maquillage que tu gardes au fond resté...
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Le rouge-gorge de ce matin ne sait pas qu'il est perché dans un poème sinon il deviendrait tout rouge et n'oserait plus revenir dans mon jardin de peur de perdre sa gorge.
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Le roucoulement des tourterelles ressemble à la voix d’une grand-mère dans l’enfance du lait chocolaté les plumes ne sont pas beurrées. Derrière les volets aux trous en forme de cœur une mélodie d’oiseaux donne des ailes. Les biscottes craquent dans la...
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Et puis il y a le téléphone qu’il sonne en hiver ou en été c’est comme si le réel était plus réel qu’il fallait se ressaisir réagir ou pas jusqu’à ce qu’on voie le numéro affiché. A l’inverse parfois les saisons ont cet effet de sonnerie elles accentuent...
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l’enfant au square la main dans la main tourne en chantant une comptine dont il ignore le sens uniquement pour jouer et sentir serrer son cœur à elle qu’il n’ose pas toucher de peur de lui faire mal il en invente des paroles teintées de sentiments tus...
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Et soudain je souris en pensant à nouveau aux rares idées qui viennent entre deux assoupissements et que Frédéric Shiffter compare à des songes en attente de café.
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