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Sans botox ni silicone : Le blog de l'écrivain Thierry Radière

90% des textes publiés sur ce blog sont inédits et écrits au quotidien. Les autres sont des extraits de livres déjà édités. Tous 100 % bio .

Il ne trouvait plus rien d'étrange

Il ne trouvait plus rien d'étrange

Il ne trouvait plus rien d'étrange, s'était habitué à tellement de choses incroyables, qu'il était prêt à tout vivre sans s'en émouvoir, répétait-il souvent. Personne ne le croyait : cette remarque il l'avait empruntée à son père et il aimait la réemployer,...

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Je rentre le ventre

Je rentre le ventre

je rentre le ventre des réveillons à venir en songeant au sens des fêtes perdues dans les bois

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Le cochon qu'il venait tuer

Le cochon qu'il venait tuer

Le cochon qu'il venait tuer chez nous tous les ans saignait à côté du poirier. Si bien que quand on mangeait du clafoutis aux poires il avait parfois un goût de boudin.

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Le plafond de la cuisine était très bas

Le plafond de la cuisine était très bas

Le plafond de la cuisine était très bas. On se serait cru dans une grotte. l'ampoule au-dessus de la table ronde nappée d'une toile cirée à fleurs était faiblarde le soir quand on arrivait. Et dès que le coucou sortait de sa maisonnette pour annoncer...

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La sueur perlait sur son front

La sueur perlait sur son front

La sueur perlait sur son front brillait comme des petites étoiles au soleil. Ses rides ressemblaient tantôt à des nuages tantôt à des traînées d'avion plus ou moins voyantes : tout dépendait de la lumière ambiante et surtout des efforts qu'il faisait...

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Ses tremblement de mains

Ses tremblement de mains

Ses tremblements de main secouaient ma jeunesse et sa difficulté à respirer à cause d'un asthme sévère étouffait mes petites préoccupations d'enfant heureux. Je redoutais de vieillir alors je me mettais à admirer le beau camion rouge qu'il venait de...

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Il suffit de la juxtaposition

Il suffit de la juxtaposition

Il suffit de la juxtaposition du mot pont à côté de l’évocation du chien en train de dormir dans son poème pour qu’une tendresse infinie m’envahisse dès le matin sans que je sache l’expliquer autrement qu'en écrivant.

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Et si on regardait le lac

Et si on regardait le lac

Et si on regardait le lac lui dit la vieille dame à la fin du film comme si elle invitait le jeune homme assis près d’elle sur un banc à un voyage intérieur à un épilogue discret à leur complicité artistique à leur périple cinématographique à leurs yeux...

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Tableaux d'une autre vie (45)

Tableaux d'une autre vie (45)

Les œuvres terminées sont là, posées contre le mur, prêtes à partir chez mon galeriste. Les autres, les inachevées, on dirait qu’elles me fixent avec leurs yeux de mendiant. Je détourne le regard, je suis gêné. L'aspect aguicheur de leur existence m'embarrasse....

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Tableaux d'une autre vie (44)

Tableaux d'une autre vie (44)

Lorsque à la gare, j'allais avec mon père chercher mon oncle, j'étais aussi heureux que quand je prenais la micheline avec mémère. Pourtant, là je ne partais pas. J'entendais, Le train en provenance de Paris va entrer en gare. Eloignez-vous de la bordure...

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