90% des textes publiés sur ce blog sont inédits et écrits au quotidien. Les autres sont des extraits de livres déjà édités. Tous 100 % bio .
C’est la première fois aujourd’hui qu’il fait allusion à maman sans que je lui demande quoi que ce soit sur elle, je veux dire sans que je l’interroge exclusivement sur sa vie et sa personnalité. D’habitude, il évite d’en parler ; fait comme s’il n’avait...
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- Voilà encore un mot qui, sorti de son contexte de l’époque, a un sens complètement différent. Mes rêves d’autrefois ne sont plus ceux d’aujourd’hui : ils ont changé, tu sais. Alors qu’avant, je croyais comme toi que cette partie-là de l’être ne vieillissait...
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- J’ai l’impression que tu regrettes ta jeunesse, papa ! Je trouve que c’est malsain, j’sais pas… - Non, c’est pas ça, Guillaume. Ce que je veux dire c’est que quand parfois on discute de tout ça ensemble, je me revois à ton âge et je me dis : « Mais...
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Les pages des livres que j’ai devant moi, au moment où j’écris, sont jaunes. La nuit asticote la mer pour la rendre plus noire et ténébreuse. Le bruit des pages qui tournent quand une idée vient de naître n’a plus rien d’un bruit, mais tout d’une berceuse...
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Pierre Perrin , auteur et critique littéraire, a écrit sur son site une belle note de lecture concernant Copies, publié en juin 2016. Il suffit de recopier le lien suivant pour la lire: http://lefraisregard.free.fr/radiere.php
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L’horizon boit la mer qui se laisse avaler sans broncher. On dirait une nappe infinie posée depuis longtemps sur une table liquide. Le lointain devient proche. Le soleil, lui, reste imperturbable, dominant le ciel de toute sa providence et arrosant de-ci...
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La blancheur de sa peau détonne avec la noirceur de son maillot de bain. Elle, par contre, dans son bikini vert clair, a le teint encore plus mat qu’à l’accoutumée. Son bronzage est caramel et les contrastes sont éblouissants. Main dans la main, ils courent...
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Le bruissement de leurs pieds nus sur le carrelage froid de la chambre a quelque chose de mystérieux et de silencieux à la fois. Ils se déplacent, s’immobilisent, s’allongent sur leur lit, parlent, se taisent avec naturel et volupté. Ils ressemblent à...
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La mer transporte ses effluves jusqu’à la terrasse du bar où une jeune femme décide de venir finir sa journée. Les gens parlent à voix basse. Le soleil entame un long sommeil et se couvre déjà de rides orangées. Le spectacle de sa lente descente derrière...
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Ils n’ont pas besoin de bouger beaucoup les bras pour maintenir leur flottement à la surface de l’eau. On dirait qu’ils font partie du décor. On les confondrait presque avec les bouées tellement leur immobilité est saisissante. Bientôt ils rentreront...
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