90% des textes publiés sur ce blog sont inédits et écrits au quotidien. Les autres sont des extraits de livres déjà édités. Tous 100 % bio .
Ma plus grande liberté est de vivre avec mes miettes de les ramasser jour après jour dans le creux de ma main de les donner aux oiseaux de les voir les manger avec eux picorer une histoire d’amour dans les airs de plus en plus forte.
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J’ai dans le ventre un moteur et ne m’en aperçois que maintenant il est là ronronnant à peine audible et carbure depuis des milliards de kilomètres au milieu des mêmes paysages décollés par endroits en cartes postales de tiroir échouées là dans des déménagements...
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Les oiseaux dans le ciel prenaient des virages acrobatiques quand je levais la tête. Ils frôlaient le sol et remontaient à toute allure. Je me souviens que les feuilles des arbres bougeaient légèrement au moment où je retenais mon souffle – vérifiant...
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le cœur qui flanche avec le corps aussi près du vélo noir et blanc et les commentaires sous le soleil des journalistes déjà endeuillés les caméras floues les casquettes en sueur – héroïques - laissant un goût âcre à la lumière du téléviseur dans une forêt...
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c’est autre chose de plus enfoui de moins visible au temps des caravanes roulantes que je voudrais raconter où les enfants pleuraient sans cesse lors des voyages et vomissaient dès les premières minutes du poisson pourri dans des rêves et du lait caillé...
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et si les vers n’étaient que des bouts de laine dépassant comme ça des coutures de l’existence on ne pourrait plus rentrer dans nos poches une fois dehors ils auraient besoin de sortir sans faire de bruit pour nous habituer à être muets devant la musique...
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et tu regardes par l’été la fenêtre d’un bois déjà couvert de neige alors que la plage n’a pas encore déroulé ses étoiles de mer sur ta peau d’un ciel en nervures et tu baisses les yeux dans ton thé les mains autour du radiateur les feuilles tombées sur...
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Tout ce que l’on sait le poète ne le dira jamais avec ses connaissances de libellule mais dans sa langue de capucine.
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J'admirais mon grand-père : il mangeait son orange en une seule bouchée. Il ouvrait grand la bouche et y enfournait le fruit intégralement. Pas une seule goutte de jus ne suintait de ses commissures. Quelques mouvements de mâchoire lui suffisaient pour...
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