90% des textes publiés sur ce blog sont inédits et écrits au quotidien. Les autres sont des extraits de livres déjà édités. Tous 100 % bio .
si tu ne veux pas être vieux mets-toi à écrire des poèmes ils te permettront de mourir avant d’avoir vécu
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dans un nouvel état d’esprit aux routes l’illusion brode ses coutures de plus en plus voyantes du haut des ponts la vue ne change pas elle attire vers l’intérieur des paysages les cartes de l’ennui à être un déterré
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quand le petit vélo se met en route à trois heures du matin les paysages défilent si vite avec les personnages que j’en viens à désirer ne plus avoir de jambes dans la tête et à récupérer mes forces et l’oubli des courses en solitaire
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le plafond me raconte des histoires de ciel que je comprends bien il arrête au-dessus de moi l’infini et ses défilés ouvre chaque soir le ventre des nuages
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il faut que ça me parle sinon ma route reste la même droite et sans visage : les échos ralentissent l’angoisse
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mes poèmes ont les seins pointés vers le mur du son resté en moi depuis le temps que je me tais en avion sans moteur planté dans la craie du tableau que j’éternue au chiffon démuni appareillé comme au premier jour de mes hernies sorties en boules molles...
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de réfléchir les images partent sans savoir pourquoi perdues dans la nuit collante aux bonbons elles reviennent déguisées à l’envers rentrées dans la commode les tiroirs démantibulés juste le temps de les refaire à la belle étoile et puis elles restent...
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Sabine Huynh a lu Poèmes géographiques, éditions du Pédalo ivre. Elle en parle dans le dernier numéro de la revue de poésie Terre à ciel. http://www.terreaciel.net/Lus-un-jour-aimes-pour-toujours-6-par-Sabine-Huynh
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d’un seul coup le ciel est une tapisserie de Bayeux alors qu’il y a une minute il était abstrait en transat accroché au ventre d’un ogre dont je vois encore l’ombre flotter en train d’escorter les étourneaux pour une dernière virée avant les villes de...
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le vent derrière la vitre calme la peinture hérisse les poils du bonheur ramone les conduits à peine imaginés le vent derrière la vitre raconte des dîners un soir de printemps où les mésanges avaient déjà envie de déménager tributaires des saisons à la...
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