90% des textes publiés sur ce blog sont inédits et écrits au quotidien. Les autres sont des extraits de livres déjà édités. Tous 100 % bio .
de réfléchir les images partent sans savoir pourquoi perdues dans la nuit collante aux bonbons elles reviennent déguisées à l’envers rentrées dans la commode les tiroirs démantibulés juste le temps de les refaire à la belle étoile et puis elles restent...
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Sabine Huynh a lu Poèmes géographiques, éditions du Pédalo ivre. Elle en parle dans le dernier numéro de la revue de poésie Terre à ciel. http://www.terreaciel.net/Lus-un-jour-aimes-pour-toujours-6-par-Sabine-Huynh
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d’un seul coup le ciel est une tapisserie de Bayeux alors qu’il y a une minute il était abstrait en transat accroché au ventre d’un ogre dont je vois encore l’ombre flotter en train d’escorter les étourneaux pour une dernière virée avant les villes de...
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le vent derrière la vitre calme la peinture hérisse les poils du bonheur ramone les conduits à peine imaginés le vent derrière la vitre raconte des dîners un soir de printemps où les mésanges avaient déjà envie de déménager tributaires des saisons à la...
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retenir les mots donne des gangrènes aux songes impossibles à passer alors je les écris sans savoir vraiment si je les ai tous bien lâchés personne ne peut vérifier ni même moi remarquer garantir l’ordre exact dans lequel il faut s’y prendre pour être...
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la paresse donne de l’énergie à mon imagination un peu contrariée au travail bancale elle aussi par moments mais fidèle à mes pulsations d’homme épris de sursauts en attente de tour du monde tournant dans la lessiveuse assis devant mon ordinateur je suis...
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juste là au ras des herbes à la cime des pins des rouages dans le ciel laissés par les nuages en plein rêve jouent des musiques secrètes qu’on entend dès qu’on devient sourd
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Sous les couvertures les jours ne sont pas les jours passés ils sont ceux sans nom absents des calendriers que les saisons retiennent par le bout des caresses dans le creux des reins des rêves futurs de libellules en suspens.
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Thomas aimait discuter avec les ouvriers. En général, ils parlaient de la même chose. La manière qu’ils avaient de raconter leurs histoires le fascinait. Il était plus attiré par leur voix, leurs mots, leurs intonations, leur accent, qu’autre chose, en...
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Il se dirigea alors vers le laboratoire de son enfance, accompagné de son oncle. À peine fut-il arrivé qu'il comprit. L'odeur lui monta au nez. Des dégoulinements pestilentiels sortaient des boyaux qu'ils grattaient machinalement. Les mains des ouvriers...
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