90% des textes publiés sur ce blog sont inédits et écrits au quotidien. Les autres sont des extraits de livres déjà édités. Tous 100 % bio .
Sébastien en rajoute une couche : - Je ne l’ai jamais vue cette nana ? Vous la connaissiez, vous ? Christine prend maintenant la parole. Comme si elle venait d’être réveillée par une douche froide. - Nous non plus. Pourtant elles ont longuement bavardé...
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Une nouvelle habitation Se construit près de chez nous. Un homme en gilet jaune Assis dans un fauteuil roulant Descend à toute allure la rue où nous habitons. Les mésanges reviennent picorer A la mangeoire juste en face de moi. L’odeur de peinture fraîche...
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J’ai du mal à reconnaître Certains paysages Parcourus les yeux fermés Le souffle et les jambes coupés. En revanche je repère Sans la moindre hésitation Le détail insignifiant L’étincelle cachée Le vers qui tue Le livre rare La pensée qui ne paie pas de...
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J’ai du mal à reconnaître Certaines routes Prises à la hâte La tête ailleurs. En revanche j’identifie Immédiatement Des silhouettes Des ombres Et des profils Imaginés longtemps Avant de les croiser Pour de vrai.
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Les branches de l’hiver S’agitent comme des folles. On dirait qu’elles voudraient Me dire quelque chose Alors j’attends en écrivant Que sortent de leur bouche Des mots qu’elles seules Pourraient prononcer Qui m’aideraient à les comprendre Et par là même...
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On dirait qu’il n’y a personne. Elles ne sont pas rentrées. Bizarre. Il est presque dix-huit heures. Nous nous sommes séparés à quinze heures trente. Sébastien regarde à nouveau l’heure sur son portable. Philippe jette un œil à travers la porte dont une...
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Nous sommes légèrement éméchés mais pas trop. Assez pour rire d’un rien et prendre la tragédie pour une farce grotesque. Philippe a visiblement envie de bouger. Sébastien aussi d’ailleurs. Nous nous dépêchons de finir nos verres. Les sœurs Duverger n’habitent...
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Les seules activités physiques qu’il avait gardées, c’étaient d’aller faire ses courses à la supérette du coin après avoir acheté ses deux paquets de cigarettes quotidiens chez le marchand de tabac en face de chez lui et de se rendre une fois par semaine...
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Philippe paie à présent son coup et si nous n’arrêtons pas, nous allons être complètement bourrés en arrivant chez elles. Fabrice serait là, il ferait comme nous : il boirait à sa propre mort. Il n’a fait que ça de son vivant, en réalité, quand j’y pense...
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Voyant que le sujet de la maison des sœurs Duverger est dans une impasse - prévisible à mon sens -, Sébastien nous fait remarquer : - Elle est même pas venue Lorette ! Nous nous regardons avec Philippe, surpris par la rapidité avec laquelle il arrive...
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