90% des textes publiés sur ce blog sont inédits et écrits au quotidien. Les autres sont des extraits de livres déjà édités. Tous 100 % bio .
J’arrête de respirer Je suis au volant de ma voiture Je regarde la boîte à gants Et je songe à celle de Franck Sinatra Quand il l’ouvre Et qu’il en sort deux pistolets Qu’il montre à Ava Gardner Assise à ses côtés Dans sa décapotable Et qu’il lui dit...
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J’arrête de respirer Je regarde mes pieds Et j’imagine Que je suis un caillou.
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J’arrête de respirer Je regarde le ciel Et j’imagine Que je suis un nuage.
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De l’écriture admirative, maladroite, imitative et décorative de mon enfance à celle plus personnelle, nécessaire et toujours hésitante d’aujourd’hui, il y a un gouffre que j’ai dû franchir – grâce aux petites ailes qui me sont poussées dans le dos au...
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Je n’ai jamais fait Autant de cauchemars Depuis trois semaines. Ils me réveillent en pleine nuit Et m’empêchent de me rendormir. Comme quand enfant J’avais peur d’aller Me coucher : Je craignais à chaque fois D’être poursuivi par un monstre Muni d’un...
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Je fais ce qu'il y a à faire avec toujours quand même un oeil sur ces insectes de plus en plus bruyants depuis que c'est l'été et que j'écris un livre sur un hiver interminable.
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Et tous ces mensonges Qu’il enfile comme des perles Et toutes ces contradictions Qui ne lui posent aucun problème Et cette immense hypocrisie Qu’il assume sans complexe Et cette paranoïa obsédante Qui le ronge heure après heure Et ces manières expéditives...
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La marque d’une bouche sur la vitre du bureau d’où j’écris matin et soir me parle sans lèvres de la pointe du bec qu’a le corbeau dont le vert du pin sous ses pattes noires invisibles me donne envie d’être un auteur américain.
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Des rendez-vous malgré moi s’organisent avec les pigeons que je veux pourtant éviter à cause de leurs bruits d’ailes de leurs gosiers de grands-pères. Prisonnier de ces rencontres j’ai un vol aussi à leur dire qu’ils ne comprennent pas que j’écris auprès...
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Dans la cuisine de Jean, ce jour-là, nous avions déjà fêté la nouvelle année avant tout le monde, sans costumes ni paillettes, en plein après-midi du trente et un décembre, du café plein la bouche, une table caniculaire entre nous, et des vers américains...
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