• Aspiration

     

     

    Le silence immobilise le temps

    et gonfle l’espace de vents endormis.

     

    Celle qui dort à poings fermés

    n’est plus celle qui marchait

    à bâtons rompus.

     

    La nuit a poussé sur elle.

     

    Seul le rêve la retient

    parmi ceux qu’elle croisera

    tout à l’heure

    dans les rues de l’île

    quand elle sera réveillée.

     

    L’air passant entre ses lèvres

    a le même effet

    qu’aurait n’importe quel liquide

    aspiré par une grosse paille

    enfoncée dans un petit verre :

    il l’apaise et la soulage

    la calme et la transporte.

     

     

    Blogmarks

  • Commentaires

    1
    Vendredi 13 Janvier à 07:40

    Cela laisse interrogatif : est-elle vieille ou seulement quelques années de plus ? malade ou seulement dans le sommeil ? aimée ? sûrement !

      • Radière
        Vendredi 13 Janvier à 07:43

        aimée, oui, toujours aimée, Serge !

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