90% des textes publiés sur ce blog sont inédits et écrits au quotidien. Les autres sont des extraits de livres déjà édités. Tous 100 % bio .
Derrière les peupliers à ma gauche un ciel entièrement déchiré se déhanche de manière frénétique dans l'espoir j'imagine de dégommer l'avion voyeur filant à toute allure sur ma droite comme dans les attentas du onze septembre américain.
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Le reflet de la flamme du feu de la cheminée dans la vitre de la fenêtre de mon bureau éclaire mes pensées tout en brouillant les pistes du chemin à prendre pour terminer une fiction commencée sans feu.
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Le problème des émotions n'est pas de les vivre mais de les décrire du mieux possible et à sa façon sans fleurs ni couronnes. Voilà ce qui m'occupe au quotidien et que j'aimerais perfectionner encore et encore.
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Mercredi 6 janvier. On dirait que le froid commence à arriver, mais rien d’exceptionnel, loin de là. Quand les températures tournent autour de onze degrés en plein hiver, on ne peut pas se plaindre. La pluie fait son retour et avec elle le sentiment étrange...
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Inutile d'en dire plus je préfère imaginer les ombres et les images les gestes et les sourires les mots tus et les imperfections les musiques et les saisons que je n'ai encore jamais vus ni entendus.
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Ce matin le miroitement de l'eau du lac inexistant dans mon paysage quotidien me fait du pied depuis trente minutes histoire que je le fasse vivre un tout petit peu avant de disparaître à jamais noyé dans d'autres songes plus sérieux et moins récréat...
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Entre la bûche diminuant à petit feu dans l'âtre près de moi et le corbeau toujours au rendez-vous à seize heures précises depuis quinze ans perché en haut du pin face à la fenêtre de mon bureau combien d'étoiles ont traversé ma tête ?
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Dès que je vois une recette d'aubergines à la parmesane je pense automatiquement à Erri De Luca qui n'en a plus jamais mangé après la mort de sa mère.
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Tant qu'il y aura encore un peu de sciure au garage un ou deux rondins de bois maculés de sang de canard je continuerai d'écrire des poèmes en pensant aux cous tranchés volant au-dessus de ma tête avec à leurs extrémités des chignons gris bien lisses...
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