90% des textes publiés sur ce blog sont inédits et écrits au quotidien. Les autres sont des extraits de livres déjà édités. Tous 100 % bio .
Je dois reconnaître qu’écrire pour moi s’apparente à un exercice de tenue de journal intime même si le résultat n’a rien à voir avec ce genre.
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Je dois reconnaître que nous ne sommes jamais prêts à affronter le pire même si nous passons une partie de notre vie à nous préparer plus ou moins. Parce que par définition il est à chaque fois inattendu spécial et désarmant le pire qui survient.
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Je dois reconnaître que cette fin d’hiver a des allures de saison coincée entre deux nuages et piétinée par un troupeau de moutons.
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Je dois reconnaître que le plaisir que j’ai à écrire s’apparente souvent à celui que j’avais enfant quand je cueillais en bas de chez moi des primevères et des boutons d’or et que j’en faisais des bouquets que j’offrais tantôt à ma mère et tantôt à ma...
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Je dois reconnaître qu’à chaque fois que je termine un texte court ou long en vers ou en prose c’est comme si je venais d’achever la construction d’une cabane.
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Je dois reconnaître que l’envers du décor est souvent plus intéressant que le décor lui-même encore faut-il y avoir accès.
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Je dois reconnaître que ma fascination pour les constructions de haute voltige les chantiers à n’en plus finir m’aide à poursuivre mon travail d’écrivain.
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Je dois reconnaître qu’il n’y a rien de plus important pour moi qui lis et écris que la cohérence de la démarche et la force des obsessions.
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Je dois reconnaître que la littérature abstraite absconse démonstrative pédante sectaire amphigourique prétentieuse intimidante dénuée de sensualité d’incarnation d’émotions de personnages touchants et d’images fulgurantes telles des étincelles inoubliables...
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Je dois reconnaître que ce petit vent doux a quelque chose à voir avec les caresses intérieures reçues par mes enjambées forestières et régulières quand elles deviennent passionnées sûres d’elles et solennelles.
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