90% des textes publiés sur ce blog sont inédits et écrits au quotidien. Les autres sont des extraits de livres déjà édités. Tous 100 % bio .
il va s’exploser la cage l’oiseau de mon ventre voler devant ma maison rentrer chez moi à chaque coup de touche sur l’ordinateur il va tomber d’une falaise en apprenant à voler à picorer des bouts de jardin les racines en train de cuire il va dormir dans...
Pourquoi te vois-je dans un wagon quand je pense à toi au coeur de la nuit alors que tu es à mes côtés tout contre mes ailes d'homme déjà parti depuis belle lurette à survoler des pays que je découvre en sentant ta peau ? Sans doute parce que tu es consciente...
Nous ressemblons aux poupées que nous voudrions voir parties : nous sommes là, immobiles, sans attente particulière. Nous subissons minute après minute les effluves du temps imaginaire pendant que les visiteurs se promènent au milieu d'un dimanche dont...
"Comment rendre compte d’une vie infra-ordinaire – selon l’expression de Perec – ou comme tout un chacun qui tente de dire juste sa vie sur un ton juste ? Thierry Radière – dont jusqu’ici le nom m’était inconnu – m’est devenu aussitôt familier et presqu’amical....
Quand je revois cette ville dont je connais les moindres rues et ruelles je me sens à la fois chez moi et dans un rêve de petit garçon impressionné par la hauteur des immeubles le bruit des moteurs et le brouhaha des voix. Si bien que je me mets à douter...
Chaque nouveau jour est une promesse de texte que je prends par la main comme mes enfants quand ils étaient petits et que je les conduisais à l'école tous les matins. Parfois ils rechignent à quitter le lit se lever se laver prendre leur petit déjeuner...
Michel Ellis a écrit dans son blog littéraire L'Espadon, un bel article sur Entre midi et minuit Editions de La Table Ronde, vendredi 2 avril 2021. Qu'il en soit ici remercié. Pour le lire, il suffit de copier coller le lien suivant : https://www.les...
Avec ce sentiment d'aller droit dans le mur si on regarde de près qu'on analyse bien la situation actuelle et ses ramifications partout dans le monde et sa périphérie les artistes sont encore plus pressés qu'avant de produire de partager de créer de ramener...
Doucement, un pas après l’autre, j’ai monté les marches dans l’espoir un peu fou que tout s’arrête en haut, que l’artère de ma cuisse, triturée depuis le début avec la balle, cède et inonde le plancher de ma chambre de sang rouge noir. J’accordais à nouveau...
C’est lui qui s’occupait d’allumer le feu dès qu’on pouvait camper quelque part et passer une nuit blanche à refaire le monde en musique. C’était sa fierté : toujours prêt à aller chercher des branchages et à ne pas laisser mourir le feu. Je revois encore...
Alors que le jour se lève en laissant dormir ceux que la nuit a empêché de rêver je retourne à mon bureau tel un automate que j'ai choisi d'être sans faire de bruit avec mes doigts un peu froid de l'hiver que je réchauffe à coups de touches appuyées sur...
Les mouches n’ont pas chaud Toujours aussi vivaces Elles se baladent sur la table Pendant que je bois un thé A l’ombre des tilleuls Viennent se poser sur mon bras S’y abreuvent de quelques perles De sueur accrochées à mes poils. Nous désaltérons en silence....
Tout savoir - et même selon certains toutes les formes artistiques - devrait s'enraciner dans des zones d'ombre est une autre phrase dite par le narrateur et que je me sens obligé de citer sous la forme d'un poème seul à exprimer l'appel du grand large...
Les chemins de la mémoire ; François René de Chateaubriand, Gérard de Nerval, Stéphane Mallarmé et Julien Green les ont empruntés, comme beaucoup d’autres d’ailleurs, je veux dire comme n’importe quel écrivain mort ou vivant. Le hasard les a bizarrement...
Poser noir sur blanc le résultat de ses divagations peut paraître inutile et vain. Pourtant il n’en est rien. L’inutilité et je l’ai compris tardivement m’intéresse de plus en plus. Grâce à elle je relativise le sens du mot utile. Je pensais que j’avais...
Les cernes sur son visage ressemblaient à des soucoupes volantes toutes noires atterries là un jour où leur planète d'origine en avait marre de les voir stationnées du matin au soir sans rien faire d'autre que de rêver d'un long voyage et les avaient...
Et cette grande maison aux volets clos matin midi et soir printemps été automne hiver pas du tout abandonnée avec de superbes géraniums sur le rebord des fenêtres et un gazon bien tondu à n'importe quelle saison je ne sais pas vous mais moi je ne peux...
Tout a commencé par la même question répétée plusieurs fois dans mon for intérieur si bien qu'à la fin elle ne voulait plus rien dire comme quand enfant je m'amusais dans le miroir à observer mon visage sans bouger les yeux grands ouverts pendant plusieurs...
Un grand merci à Sylvie Gagnère d'avoir lu et chroniqué mon dernier recueil Entre midi et minuit sur le site web La Grande Parade. Pour lire l'article, il suffit de copier/coller le lien ci-dessous : https://lagrandeparade.com/contorsionnistes-et-lan...
Et puis ces airs de musique entêtants toujours là coincés dans votre tête qui s'enchaînent sans lien entre eux comme dans un juke-box inconnus de tous complètement personnels parfois classiques souvent rock and roll je ne sais pas vous mais moi quand...
Et puis tous ces lecteurs et lectrices anonymes attentifs et fidèles à tes écrits depuis le début dont tu reçois régulièrement après chaque publication des lettres des messages des longs mots et des mails je ne sais pas vous mais moi j'ai l'impression...
Et nous ne parlons jamais de ces trous laissés par la pluie quand à force de pleuvoir nous ne savions plus où nous étions. Sans doute par manque de temps de disponibilité d'intérêt pour les choses minuscules autour de nous. Ce qui nous fait réagir aujourd'hui...
Je ne retiendrai de ces visions que quelques images fugaces prises au hasard parmi lesquelles deux ou trois petites choses posées sur un poteau suspendues à un porte-manteau attachées à un anneau. Elles suffiront largement pour illustrer la situation...
Puis mon ami le ferrailleur A poursuivi en prétendant Que ce qu’il aime Dans la poésie contemporaine C’est qu’elle lui parle Comme aucune autre littérature : Il y retrouve ses rêves d’enfant Dans des situations inattendues Il y rencontre des personnages...
C'est si facile de parler aux animaux : il suffit d'oublier qui on est de poser ses valises d'arrêter de faire des manières et de former des belles phrases de ne pas avoir peur quand les corbeaux coraillent de regarder droit dans les yeux la vivacité...