90% des textes publiés sur ce blog sont inédits et écrits au quotidien. Les autres sont des extraits de livres déjà édités. Tous 100 % bio .
Le temps passe comme un fleuve dans nos têtes en laissant sur les rives des bribes de pensées des morceaux de peaux mortes que nous regardons avec des yeux d'enfants venant juste d'apprendre à marcher.
Et tous ces textes que j’écris entre deux activités complètement opposées prennent soudain du sens au moment où je les relis : ils éclairent le chemin parcouru en lui donnant des couleurs que je n’avais jamais imaginées avant d’écrire.
Nous tiendrons à nous entourer de lunes pensantes et de documentaires atypiques histoire de rester un pied dans le réel et l'autre dans un monde d'images que nous sommes certains cette fois d'avoir connu au même moment quand nous étions petits et que...
L’automne prend son temps à mon bureau au lieu de passer vite entre les allées de peupliers et les brouettes rouillées restées trop longtemps dehors sous la pluie.
Le voyage donne l'illusion d'un long périple déjà tracé d'avance mais il n'y a rien à croire à tout ce que l'on essaie de nous prédire. Des papillons se cognent dans nos têtes et ne demandent qu'à sortir pour nous tenir la main.
Sur le quai de la gare A six heures du matin Le film policier commence.
Il faut toujours être précis sinon on se fait des films et ensuite on tombe de haut.
En même temps nous saurons très bien que ces attentes sont comme des jeux d'enfant que nous aimons redevenir tous les deux quand nous nous retrouvons dans le sud-ouest avec ou sans étoiles filantes à guetter.
Dans la rue où nous habitons Les réverbères s’éteignent déjà Le cirque va pouvoir débuter.
Dans la cabane entièrement retapée Nous dînerons ce soir Un œil sur les nuages.
En face de son immeuble Le bar tabac vient d’ouvrir Une lueur d’espoir brille dans ses yeux.
Parce que c'est en s'arrêtant un peu qu'on sent le monde vivre et vibrer nous rentrer dans la peau comme une cuillère dans un pot de mousse au chocolat.
J'ignorais Avant aujourd'hui Que je deviendrais Un poisson souffrant De vertige Toujours bon A frôler les rives D'un lac asséché à la recherche D'une quelconque Preuve d'existence A la fois stimulante Et reposante.
Tu as beau te repasser le film des îles parfaites l’histoire des piétinements sur la plage et des repas où les desserts sont insipides la colle ne bouge pas les pièces sont immortelles de ta barque bariolée.
Le scooter blanc n’est plus sous la pluie. Il est parti à toute allure piloté par un homme nu que nous étions loin d’imaginer.
Au fond de moi File une étoile Sans nom En y laissant des plumes Que je laisse tomber Entre les lignes De mes écrits.
Les petites expériences gustatives ont à voir avec la recherche permanente de l'émotion exacte dont je me fais le porte-parole à longueur de temps. Comme si je ratais une partie de ma vie de moi-même si j'échouais dans cette mise à plat des bouillonnements...
Autrement dit le vacarme est là toujours là à trouer les murs à remplir les têtes d'éclats insensés à tuer les mouches mais nous n'y pouvons rien si ce n'est écrire et ne rien attendre d'autre.
En une seconde L’image devint Une longue histoire A écrire Sans perdre de temps.
Le temps perdu Fait rire Les oiseaux ressuscités Les idées remises en place Et les barrières franchies.
J’ai du mal à reconnaître Certaines routes Prises à la hâte La tête ailleurs. En revanche j’identifie Immédiatement Des silhouettes Des ombres Et des profils Imaginés longtemps Avant de les croiser Pour de vrai.
La neige après la nuit Dans la rue déserte de mon village Réchauffe mes souvenirs d’enfant.
Au fond du trou Il y avait une ombre. Elle me poursuivit Pendant plusieurs années. J’entends encore Ses chuchotements Quand je suis devant Mon écran d’ordinateur A écrire à rechercher A rassembler les pièces Du puzzle de cette vision De cette présence...
Il fait froid ce matin Devant mon ordinateur Je suis près du but.
Les souvenirs d’enfant Fondent avec la neige Pour devenir des bonhommes Habillés d’encre et de lumière Prisonniers de pages et de pages Tournées par les lecteurs Avides d’histoires de défilés De styles et de rencontres Qu’aucune saison Ne leur offre...