90% des textes publiés sur ce blog sont inédits et écrits au quotidien. Les autres sont des extraits de livres déjà édités. Tous 100 % bio .
il raconte dans son poème qu’il a fait un cauchemar au milieu de la nuit et qu’en écrivant dans ses songes pour chasser les mauvaises images au petit matin c’est un rêve qui l’attendait celui de découvrir son texte en plein jour
Derrière les nuages les marionnettes sont là à attendre une éclaircie pour enfin commencer leur spectacle sans faire peur aux enfants.
Arrivé enfin à destination je donnai au clochard assis par terre un billet de vingt euros qui le fit se lever d’un bond et me prendre dans ses bras. C’est la première fois qu’on m’accueillit aussi chaleureusement après un long voyage.
En cherchant bien les choses suivent leur cours naturellement et les trouvailles deviennent alors des cadeaux tombés du ciel.
Il rit comme dans un rêve fait un jour de temps radieux quand la transpiration sent la fleur fanée.
La musique m’aide à ne pas répondre aux questions que je me pose. Elle dilue les tensions dans le fleuve des émotions courtes et universelles. Elle rythme l’abstrait et glorifie le néant. C’est comme une sorte de moteur à l’action des sentiments.
Le printemps retrouvé derrière les buissons entourant la demeure abandonnée depuis la mort de la vieille dame donne à l’endroit un air d’enterrement jovial festif et léger évident.
Ses tremblements de mains secouaient ma jeunesse. Et sa difficulté à respirer - à cause d'un asthme sévère - étouffait mes petites préoccupations d'enfant heureux. Je redoutais de vieillir alors je me mettais à admirer le beau camion rouge qu'il venait...
Les roses vont rentrer dans la maison : Elles n’attendent plus que ça Qu’on ouvre la fenêtre. Je devine leur impatience A parfumer l’espace où je travaille Aux yeux doux qu’elles me font Dès que j’écris un poème.
Oui mes petites touches à moi sont des vers et des phrases sur lesquels j'appuie régulièrement dans le but secret de renouveler ma musique intérieure seule capable de faire danser mes personnages - désemparés autrement.
La petite fléchette retrouvée dans le garage près de la boîte à outils dont je ne me sers jamais a été le point de départ d’un film que j’ai imaginé assez long avec un seul plan séquence comme dans L’Arche russe du cinéaste Alexandre Sokourov.
Si je ferme les yeux c’est pour ouvrir la parenthèse entre l’espoir et l’obscurité avec à la fin un goût irréel et exotique au fond des songes que je m’empresse d’envelopper à l’aide de l’autre parenthèse sur son trente-et-un toujours là trépignante....
Au petit matin le soir est déjà là au garde-à-vous devant les arbres.
souviens-toi que l'arôme vient avec les sentiments tourner autour du coeur une gorgée tout juste bue Extrait de Juste envie de souligner, Edition La Porte.
Et quand il parlait de choses anciennes on aurait dit qu'il ne voulait pas tout dire : il craignait d'avoir les yeux remplis de larmes et alors de n'être plus sincère au moment de se confier.
Si je ferme les yeux pour voir autre chose j’avance doucement sur une longue route bordée de platanes avec un air de rock produit par mes pas et les battements de mon cœur. (Si je ferme les yeux)
En même temps qu'un bain il prit le poème en pleine face. Une fois sorti de l'eau pour l'écrire noir sur blanc ses vers restèrent dans la baignoire. Il dut se refaire couler un bain dans l'espoir de retrouver ceux qui n'avaient pas voulu sécher dehors...
Je fronce les sourcils comme sur la photo chez mémère Lucie où j'étais en short avec en arrière-plan la 404 qui me donnait la nausée pendant tout le trajet de l'Aisne vers les Ardennes.
Si je ferme les yeux je suis une poussière exposée en plein vent dépendant des courants comme unique moteur liée à la pluie ou au soleil même timide pour pouvoir m’inventer une existence légère simple et invisible. (Si je ferme les yeux)
Je ne dirai rien de ce sourire fugace que l’enfant dans sa poussette m’a adressé alors qu’il pleurait à chaudes larmes juste avant. ( Je ne dirai rien )
Je ne dirai rien de cette vieille pendule toute rouillée et retrouvée dans le grenier de la vieille dame et qui affichait l’heure exacte au moment où je l’ai découverte. (Je ne dirai rien)
Il suffit d'un regard dans la nuit d'une image subite d'un souvenir inattendu d'une parole anodine d'un sentiment diffus d'une suée inexplicable et ça y est tout devient plus clair en l'écrivant.
Que reste-t-il de ces premiers chants d’oiseau entendus avec toi dans la forêt sinon des rêves de vols très haut dans les airs certaines nuits où avant de m’endormir je pense à toi ?
Puis je me dis que la distance rend les êtres très grands parfois.
Le rouge-gorge de ce matin ne sait pas qu'il est perché dans un poème sinon il deviendrait tout rouge et n'oserait plus revenir dans mon jardin de peur de perdre sa gorge.