90% des textes publiés sur ce blog sont inédits et écrits au quotidien. Les autres sont des extraits de livres déjà édités. Tous 100 % bio .
Au cœur de l’hiver La fatigue se dilue Dans un parterre de bergénias Et l’énergie revient Poussée par des mimosas Au parfum de miel Enveloppant et délicat.
Les amis se retrouvent dans l'atelier à l'heure du café et de la peinture il n'y a plus qu'à faire se disent-ils.
Sans nos peurs fatigantes et nos espoirs ancestraux peut-être serions-nous des trains lancés à toute allure dans un brouillard épais par un chef de gare polyglotte.
Pour faire passer le blue Monday Mardi décide de se montrer en petite tenue histoire de faire rougir les autres jours de la semaine timides et habillés jusqu'au cou.
Il attendait trop de la nuit comme si elle allait lui préparer un petit matin aux oignons rien que pour lui.
Sans les arbres autour de nous du matin au soir peut-être serions-nous des ombres dans la survie.
Lundi est déjà l à si bien qu'on ne sait plus où on en est exactement avec les semaines : elles défilent aussi vite que des figures de carnaval dans un film de Fellini.
Ses dons d'invisibilité venaient du fait qu'il se fondait bien dans la masse rentrait sans problème dans la peau des autres jusqu'à devenir ventriloque à distance.
Et soudain je souris en pensant à nouveau aux rares idées qui viennent entre deux assoupissements et que Frédéric Shiffter compare à des songes en attente de café.
tu trouves dans ton roman commencé il y a cinq ans des petits mots pour moi pour quand je serais seul à la maison et toi à la maternité du coup je voudrais lire ton livre et comprendre pourquoi il t'a fallu autant de temps (Extrait de Si je reviens sans...
Il a beau parler des oiseaux posés sur la longue chevelure de sa fille et des nuages en train de tourner en rond dans un ciel d’hiver je vois autre chose de plus intérieur que son poème tait de peur d’en dire trop peut-être et de le tuer sur place.
Les feuilles s’arrêtent de bouger juste un peu et quand les oiseaux s’y mettent aussi on peut tomber raide de ne plus savoir s’il y a eu une vie avant que le silence soit là et s’impose tel un pont.
Elle ne décrit rien se contente de rester allusive vague suggestive et pourtant c’est tout un monde riche et nuancé que je crois voir pour la première fois en la lisant
Les animaux aiment rejoindre mes poèmes : ils s’y sentent comme chez eux trouvent que je m’occupe bien d’eux alors je me dis que si mes textes servent au moins à ça je n'écris pas pour rien.
Dans un autre espace temps Que le soir offre à la tête des étoiles Les veines temporales du baigneur Allongé près de la fillette endormie Font soudain sursauter le chien Sur le point de fermer les yeux Alors qu’il se croyait dans un rêve.
Je n’arrête pas de fantasmer dans les textes que j’invente sur la solitude que je transcende et les combinaisons que j’imagine. Je n’ai aucun pouvoir sinon celui d’improviser.
La vie des passagers d’un train que j' imagine des kilomètres durant me poursuit longtemps après que je les ai quittés.
Sans rien forcer Du pouvoir des mots Sur la nécessité d’écrire Les poèmes naissent Sans demander l’avis A qui que ce soit Et surtout pas à leur auteur.
C’est vraiment étouffant D’avoir des poèmes Bloqués au fond du ventre A cause de la chaleur ambiante Ça empêche de respirer Même à l’ombre Rien n’y fait A moins que ce ne soit Autre chose de plus sérieux Qui contrarie les vers De sortir comme ils veu...
Les longues jambes de la nuit continuent de pousser en silence devant mes yeux d'enfant retardé si bien que j'ai le sentiment d'être aussi minuscule qu'un insecte protégé par la douceur féminine des robes qui tournent de plus en plus vite.
Les yeux dans les yeux Nous revenons de loin Après ce long voyage Où nous n’étions aveuglés Que par nous-mêmes.
Je prends parfois des sens interdits qui n'existent pas pour le simple plaisir de risquer quelque chose d'imaginaire.
J’ai relu des livres Que je n’avais pas compris Adolescent Et je sais maintenant Que je n’aimerais pour rien au monde Redevenir adolescent.
si ça s'trouve l’ennui est un mensonge que la peur a inventé dans notre dos
Je me demande souvent si quand je deviendrai très pauvre au point de ne plus pouvoir me payer de quoi manger ni me loger j'écrirai encore des poèmes.