90% des textes publiés sur ce blog sont inédits et écrits au quotidien. Les autres sont des extraits de livres déjà édités. Tous 100 % bio .
J’ai relu des livres Que je n’avais pas compris Adolescent Et je sais maintenant Que je n’aimerais pour rien au monde Redevenir adolescent.
si ça s'trouve l’ennui est un mensonge que la peur a inventé dans notre dos
Je me demande souvent si quand je deviendrai très pauvre au point de ne plus pouvoir me payer de quoi manger ni me loger j'écrirai encore des poèmes.
Entre le sommeil de mon enfant et les voyages abstraits que je fais à longueur de temps il y a les nuits de ma femme que je savoure au petit déjeuner.
En cherchant bien le ciel devient une toile l’allée gravillonnée se transforme en parcours lunaire et palpitant le passage des voitures au loin derrière les arbres ressemble au sang qui coule dans les artères d’un homme résigné et abattu devant l’incendie...
Pendant que les enfants se préparent à fêter Halloween Les parents achètent des bonbons Et les vieillards s'enferment chez eux. (Poèmes évidents)
si ça s'trouve quand on rêve on pense dans la nuit les yeux fermés mais plus fort que la journée
Peut-être qu’un jour à force d’hésiter lentement entre le sens et le son je n’hésiterai plus du tout et donc j'arrêterai d'écrire des poèmes.
Il suffit d'un quatrain de Voronca pour que tout devienne évident et que les ombres du passé finissent par sentir la Roumanie.
Je pourrais imaginer n’importe quoi par pur plaisir : celui de me surprendre et de faire semblant d’y croire pour me persuader que j’écris.
Le chat noir devient vert dès le matin sur la pelouse tondue et alors les couleurs de loin sont un vrai défi à relever et la vie un paysage chaque jour chancelant à creuser à la pioche des trous animaux des tunnels humains et à l’infini.
Les corps tombés ne se relèvent plus de la même manière qu’il y a trente ans quand nous dormions sans nous poser de questions qu’une seule 4 L break transportait vingt passagers tous entassés avant de partir danser dans l’espoir d’être autre chose sous...
Tranquillement il s'est mis à pleuvoir très fort et le vent à souffler comme jamais alors que nous allions parler de choses apaisantes en prenant notre dessert jusqu'au bout de la nuit.
Attendre la pluie qui ne vient pas est un bon moyen de se mettre à la place des autres et d'imaginer un peu ce que subissent nos amis africains habitués depuis qu'ils sont nés à vivre sans eau dans leur prison brûlante.
Autour du lampadaire des papillons tournent depuis si longtemps qu'on croirait voir un manège silencieux que même nos rêves sont incapables de reproduire.
Le cadre est là les émotions aussi les images sont nombreuses la musique n'en parlons pas et pourtant il manque cette autre chose que je ne m'explique pas mais que je sens au fond de moi et qui m'empêche d'écrire.
L'herbe repoussera quand il sera trop tard et que les tondeuses sauront parler aux taupes.
Je répète souvent qu’il suffit surtout d’être sincère et sans prétention pour écrire des poèmes après c’est une histoire de travail de lecture d’audace et de relecture.
Je ne me souviens plus des poèmes que j'ai écrits il y a longtemps mais l'état d'esprit dans lequel j'étais en les écrivant je ne l'oublierai jamais.
Quand il prétend devant un public venu spécialement l'écouter que la poésie est une histoire d'étincelle qui a lieu au moment où l'on s'y attend le moins je suis d'accord avec lui alors que jusqu'ici je n'ai pas encore été touché par cet éclair fugace...
Ce n'était qu'une soirée parmi tant d'autres et pourtant elle reste dans ma mémoire comme une douceur de papillon sortant tout juste de sa chrysalide.
Après une nuit De rêves Où nous nous retrouvions Dans de beaux murmures J’ai le sentiment Ce matin Que nous nous sommes Toujours connus.
Je garde une partie du ciel de son poème quelques flaques d’eau de la rue piétonne où il marche et des voitures passant à lente allure un peu plus loin sur le boulevard où la vie semble reprendre son cours pour ne pas oublier que les mots ne sont pas...
Au moment où tu enfiles ta robe J’ai envie d’écrire un poème Surtout quand tu me demandes De t’aider à boutonner ton dos Tout devient alors si évident Si pressant.
Je n’ai jamais cru à une vie après la mort mais cela m’amuse parfois d’y croire quand je songe à l’enfant que j’étais.