90% des textes publiés sur ce blog sont inédits et écrits au quotidien. Les autres sont des extraits de livres déjà édités. Tous 100 % bio .
L’air un peu ridé les habits froissés de la veille au soir la chaleur était là à nous attendre les bras croisés.
Entre les murmures de la plage les affaires du ciel et les cheveux mouillés il mesure la chance qu’il a d’être soudain dans le présent.
Juste après avoir bu son café encore assis dans son sofa il eut soudain envie de fondre.
Jour après jour sous le soleil son imagination fondait.
Tranquille dans sa piscine pour un dernier bain de minuit des ailes de libellule lui poussèrent dans le dos.
les poissons vivent hors du temps avec leurs nageoires contre vents et marées et leur vertige gobé à la surface du lac ils sont légers comme des pendules : rien ne les arrête l’eau a cette vertu me dis-je en courant d’accélérer la volupté de ralentir...
Assise sur la pelouse en plein après-midi de soleil ses grimaces sont très belles.
Au moment de déjeuner seul dans sa cuisine l'hiver arriva.
Et il se mit à parler au soleil dans une langue autistique. Quand je lui demandai ce qu'il lui avait raconté, il me dit que ce n'était rien, juste qu'il arrête de se la péter là-haut au zénith.
Je ne l’ai pas encore écrit le poème que je veux mais je sais qu’à chaque fois je m’en rapproche puis au dernier moment il m’échappe me taquine me tire la langue sans que jamais je ne parvienne à la lui couper.
J’écrirai un jour des poèmes dans les musées que j’intitulerai poèmes dans les musées. Il faudra seulement que j’y pense la prochaine fois si j’ y vais parce que j’oublie souvent ce que je m’étais promis de faire une fois dans les musées.
En tirant le plus loin possible le fil de mes pensées j’arrive toujours au même point déformé par les sentiments que je rentre chez moi.
La parole qui ne vient pas est restée avec mes jouets d’antan sous une couverture trouée un lit défait un canapé râpé elle m’empêche d’avoir mon langage alors j’en ai adopté un autre avec le temps que je rafistole à longueur de récits dans les tiroir...
Faut aller la chercher très loin la poésie au bord du qui-vive elle taquine toutes les secondes mon impuissance à mettre en cage.
"Le récit est aigri, sans un rayon de soleil. Tout se passait entre les murs étouffants et on n'imaginait pas un seul personnage souriant une seule fois comme tout le monde." Simenon, Les fantômes du chapelier
Dès que tout sera calme qu'il faudra débarrasser la table et laver la vaisselle de petits avions fileront dans le ciel en laissant des traces derrière eux comme une musique pour les nuages.
Tout vient de là de cette vision dont j'ai peu d'éléments mais qui me hante au point de ne plus parvenir à dormir sereinement et que j'essaie de raconter dans mes livres depuis que j'ai découvert le plaisir d'écrire.
Si ça s'trouve dès que le jour sera levé il y aura des hologrammes partout et on finira par aimer des fantômes plutôt que des êtres en chair et en os juste pour s'amuser.
Pour qu'une découverte surgisse sans difficulté il ne faut rien attendre.
Marie de Radio Cactus lit la première partie d'une nouvelle intitulée "L'épicerie" extraite de A un moment donné, éditions Tarmac. Il suffit de copier coller le lien ci-dessous pour l'écouter : https://www.mixcloud.com/cactus92_/090217-l%C3%A9picerie...
Je n’ai jamais cru à une vie après la mort mais cela m’amuse parfois d’y croire quand je songe à l’enfant que j’étais.
Je répète souvent qu’il suffit surtout d’être sincère et sans prétention pour écrire des poèmes après c’est une histoire de travail de lecture d’audace et de relecture.
L'herbe repoussera quand il sera trop tard et que les tondeuses sauront parler aux taupes.
Tranquillement il s'est mis à pleuvoir très fort et le vent à souffler comme jamais alors que nous allions parler de choses apaisantes en prenant notre dessert jusqu'au bout de la nuit.
Il suffit d'un quatrain de Voronca pour que tout devienne évident et que les ombres du passé finissent par sentir la Roumanie.