90% des textes publiés sur ce blog sont inédits et écrits au quotidien. Les autres sont des extraits de livres déjà édités. Tous 100 % bio .
Certains attendent la tombée de la nuit pour enfin écrire leur poème alors que d’autres écrivent sans arrêt le jour pour ne plus attendre.
Le temps des vacances nous propulse en arrière à côté des vases remplis de fleurs et des chats aux yeux fermés dont nous pouvons enfin mesurer le bien qu’ils nous font comme à l’époque où nous jouions à être des marchands et des parents dans un pays habité...
Ce n'était pas la première fois qu'il mourait mais cette fois-ci il ne s'en remit pas.
les poètes que j'aime en ce moment ne vivent plus et pourtant je ne peux pas me passer d'eux ils doivent s'en foutre de toute manière : eux ils meurent depuis longtemps et c'est peut-être cela que je prends plaisir à retrouver chez eux : leur côté at...
Pourtant je sais bien qu’en écrivant tous les jours des poèmes et d’autres textes rien ne changera : je ne serai jamais autre chose qu’une ombre accrochée depuis la naissance à un désir de comprendre assouvi à zéro virgule zéro zéro un pour cent.
Il n'est jamais trop tard pour reprendre ce qui a été laissé des années auparavant dans un coin sûr de nous-mêmes. Grâce aux retrouvailles un nouveau regard s'impose et avec lui une épaisseur des contours que le temps n'avait même pas imaginé produir...
Le temps de refaire surface de penser à autre chose et déjà de longs trains formés de compartiments vides attendent depuis des heures l'affichage d'une destination où tout le monde pourrait enfin se retrouver.
Les poètes arrivent en chaise roulante avec des béquilles et des prothèses à la place des jambes. Ils n’ont plus honte de rien depuis qu’ils écrivent et surtout pas de se montrer tels qu’ils sont là est leur vraie fonction.
Je considère souvent les poèmes que j'écris comme des éclairs lancés dans la nuit provoquant ainsi le jour levé de petits bruits de tonnerre à peine audibles mais là bel et bien là à gronder en continu jusqu'à ce qu'un nouvel éclair zèbre les étoiles...
C’est comme si j’avais déjà vécu ces grandes émotions dans ma petite vie d’homme ordinaire et qu’après les avoir identifiées dans son poème je me sentais un peu plus fort mais juste un peu plus suffisamment pour ne pas devenir bossu.
Comme le temps passait lentement je l'ai accéléré en un tercet.
Dès qu’un poème est en train d’être écrit un nouveau s’impose d’un coup d’épaule donné là juste où il faut pour que l’autre tombe et dans sa chute entraîne celui qui roule les mécaniques et déclenche ainsi des vers inattendus à ramasser à la cuillère...
Le joli mois de mai d'Appolinaire a de beau l'idée de la fuite du temps et de l'amour parti dans un décor exotique un témoignage géographique que je n'oublierai jamais moi l'enfant hyperactif qui cherchais sans le savoir à m'accrocher à quelque chose...
J’en connais beaucoup qui oublient tout jusqu’à la liberté qu’ils ont toujours mais pour combien de temps encore ?
Où les maisons parlent les cœurs se taisent les ombres s’agitent et les poèmes naissent parce qu’il ne faut plus essayer de comprendre quoi que ce soit pour enfin parvenir à s’exprimer dans sa propre langue celle que l’on découvre en vieillissant.
Si pour John Burnside lorsqu’on n’a plus à se défaire de rien il y a quelque chose à recueillir je me demande si ce n’est pas un peu ça écrire.
Je me rends compte que je fais les mêmes rêves que François de Cornière un silencieux proche de la tempe l’océan à mes pieds à attendre une éclaircie et que surtout au moment où la balle sortira du canon j’aurai déjà la tête dans les vagues à tirer la...
Le bruit que font les touches de mon clavier quand j'écris sur mon ordinateur me plaît davantage que le silence de la bille sur la feuille et pourtant j'ai besoin d'être enfermé dans un caisson au moment où les mots viennent.
Il y a de quoi faire avec les mots perdus qu'on laisse sous l'oreiller ou dans nos rêves parce qu'on croit qu'ils ne servent à rien. Quand on s'en aperçoit il n'est jamais trop tard ils ont déjà un autre sens pour nous hommes et femmes en recherche perpétuelle...
Il ne lui a pas fallu beaucoup de temps pour être convertie à la poésie : un seul vers d'un poète amérindien dont elle a oublié le nom l'a tout de suite convaincue qu'elle ne pourrait plus se passer de lire des poèmes elle qui avait horreur de la lecture...
L’histoire commence par un train qui passe puis se poursuit avec un collier de perles retrouvé par hasard dans une pelouse et se termine à l’intérieur d’une cabane éclairée par une bougie où l’on devine et entend un jeune couple dénudé en train de discuter...
Au petit matin tout devient soudain grand immense des chemins partout à explorer à nouveau sans angoisse ni appréhension des papillons au fond du ventre et des étoiles dans la cuisine.
De profil le canoë sur le lac est silencieux doux entêté au ras du trait fait ressortir ses poumons dans les nénuphars. Tout le monde suit en rêves l’avancée des hommes glissant vers la ligne d’arrivée où les applaudissements sont musicaux.
Assis devant mon écran très tôt chaque matin j'attends avant toute chose que les mots cessent d'être au garde-à-vous : il n'y a qu'au reposqu'ils me séduisentet me donnent enviede m'occuper d'eux.
Quand d’un seul coup tu sens le ciel te rentrer dans le ventre tu crois que tu rêves mais non c’est simplement l’effet de l’écriture qui donne des illusions à la puissance que tu penses avoir face au poids du réel inimitable par tous les bouts.