90% des textes publiés sur ce blog sont inédits et écrits au quotidien. Les autres sont des extraits de livres déjà édités. Tous 100 % bio .
Une balançoire sans aucune fillette ni femme assise dessus monte et descend descend et monte de mon cœur au ciel du ciel à mon coeur quand j’écris des poèmes parfois.
Et je sens jour après jour un peu plus cette île à hélice sortir discrètement du livre de Jules Verne et venir survoler nos pauvres têtes de morts.
G râce à son ami il comprit qu'il ne fallait rien attendre d'autrui rien du tout que si un jour on lui faisait la surprise de lui vouloir du bien juste un tout petit peu une crotte de bique de rien alors il aurait l'impression de recevoir sur la tête...
Le goût du jeu et le plaisir de rêver vont au-delà de mes espérances : ils m'aident à inventer d'autres règles que plus jamais je n'oublierai.
Les paquebots avancent Sans qu’on s’en rende compte En direction du port Et pourtant rien ici Ne ressemble à la mer. Alors que font-ils là Dans mes songes à vouloir s’imposer telles des ombres littéraires flottantes et silencieuses ?
Il y a aussi les Poèmes au lit que j’ai hâte d’écrire parce qu’ils me viennent tout de suite avant de m’endormir mais n’ont rien à voir avec les rêves forcément puisque ce sont ceux que je m’écris avant de fermer les yeux et que j’oublie tout de suite...
Et puis cette manière qu'il avait de regarder les étoiles j'en rêve encore.
Mes poèmes sont des arbres plantés à tout va parce qu'ils ne savent pas pousser autrement qu'en restant sauvages mais toujours parmi nous au hasard d'une ornière dans un coin ensoleillé à l'ombre des regards en plein jour ou sous les réverbères .
Quand il écrivait des poèmes il regardait plus le ciel que son écran et c’est pour cette raison sûrement que plusieurs de ses lecteurs perspicaces voyaient flotter entre ses vers des nuages beaucoup plus intéressants et touchants à leurs yeux que les...
Rien ne calme le désir d'écrire sinon l'écriture elle-même effective ou silencieuse toujours là à tenter l'impossible et c'est ce qui la fait tenir au fond et lui permet de poursuivre sa route tant bien que mal.
Mes poèmes sont parfois des cris du coeur sortis tantôt du ventre d'un chat endormi sous la lune tantôt de celui d'un chien à la recherche d'un os introuvable enterré par lui-même il y a très longtemps.
D'où vient ce désir étrange d'être à la fois ici et là sans rien faire d'autre qu'imaginer des endroits ?
Je commence à comprendre que les hauts et les bas que je connais quand j'écris doivent ressembler à ceux que vit mon ami bipolaire au quotidien et cela me rapproche de lui sans qu'il le sache.
Mes poèmes sont parfois des soucoupes volantes découvertes une nuit de pleine lune alors que je n'avais pas encore fini mon rêve.
Apprendre à fermer les yeux en restant le plus vivant du monde éteint par secousses la lumière des maux de tête du brouhaha des pages même doucement tournées jusqu’à la fin du livre et de son tremblement d’images fait du bien à l’espoir souvent mal défini...
En sciant le cœur s’accélère et la sciure se colle aux paupières encore ouvertes du bûcheron la journée la forêt dans l’assiette en rondin en train de parler à ses bois la tronçonneuse et son odeur de chaud passée à la chaîne enfermera pour la vie le...
C'est ce qui reste des mots oubliés que je tente de retrouver en écrivant tous les jours.
Parfois la pensée s’arrête à meurtrir le poisson rouge dans l’eau du bocal de nos vies hésitant entre deux oiseaux.
la crème adoucit ta peau semblable à un collage dans la cuisine le bouquet de fleurs me fixe
Dès que la nuit tombe il chute avec elle et le temps qu'il se relève il est déjà seul en compagnie du jour.
Au moment où tu enfiles ta robe J’ai envie d’écrire un poème Surtout quand tu me demandes De t’aider à boutonner ton dos Tout devient alors si évident Si pressant.
Je garde une partie du ciel de son poème quelques flaques d’eau de la rue piétonne où il marche et des voitures passant à lente allure un peu plus loin sur le boulevard où la vie semble reprendre son cours pour ne pas oublier que les mots ne sont pas...
Après une nuit De rêves Où nous nous retrouvions Dans de beaux murmures J’ai le sentiment Ce matin Que nous nous sommes Toujours connus.
Je ne me souviens plus des poèmes que j'ai écrits il y a longtemps mais l'état d'esprit dans lequel j'étais en les écrivant je ne l'oublierai jamais.
Le cadre est là les émotions aussi les images sont nombreuses la musique n'en parlons pas et pourtant il manque cette autre chose que je ne m'explique pas mais que je sens au fond de moi et qui m'empêche d'écrire.