90% des textes publiés sur ce blog sont inédits et écrits au quotidien. Les autres sont des extraits de livres déjà édités. Tous 100 % bio .
Le merle est tout propret sur la pelouse dansant brindilles au bec l’avenir dans un coup d’aile. En rêve d’oiseleur je me repose des visions et me fatigue au bord des courants d’air retenus à la limite du caisson.
Retenu par un long séjour sur un fil en équilibre il a appris le dessin à la limite des arbres la ville sous ses pieds les couleurs dans son ventre d’épouvantail et ses artères de vache gauche rétrécies comme des fêtes à l’issue incertaine.
Limités le voyage et ses dessins quelque part ressortis là telles des taches essuyées lavées en revenantes des songes avec des lumières je m’amuse à tenir.
Encore des poèmes japonais que dans le creux de notre lit tu m'a récités les yeux fermés comme si tu voulais me faire chanter dans mes rêves que je devienne une espèce d'homme dépendant de tout ce qui vient du noir des voix et des mots.
Quelque chose m’obsède depuis que j’écris. J’ai le sentiment que quelqu’un m’observe avec un couteau à la main et qu’il pointe sur mon dos la lame brillante de son arme. Je le sens prêt à me poignarder à la moindre trahison. Je sais déjà que les mots...
Les haïkus que tu m'as lus hier soir après avoir fait l'amour m'ont réveillé ce matin en laissant des plumes dans mes rêves d'homme toujours prêt à m'envoler avec toi.
Il suffit que tu ouvres la bouche pour me raconter tes lectures et je deviens tout de suite un personnage que tu sens rentrer dans ton corps.
Plus la saison avance plus les pattes sortent du corps poilu des bêtes endormies jusque-là.
Elle ressemble à un fantôme hantant mes rêves depuis que je l’ai créée. C’est un esprit qui court et que je ne parviens pas à saisir comme je le voudrais. Il me manque les mots pour dire combien je suis frustré d’être imparfait dans ma création.
Entre deux émotions des images défilent à la télévision où le réel pourtant montré devient irréel subitement sans doute à cause de l'encadrement involontaire des deux émotions plantées dans le coeur tels deux hauts totems érigés au fond du jardin d'un...
J'habite le même lieu depuis ma naissance je n'ai jamais déménagé seuls les paysages les maisons les appartements les rues les champs les gens ont changé mais au fond je vis toujours à l'intérieur de mon corps de ma tête de mes sens des meurtrières autour...
Quoi qu'il arrive je sais déjà que je partagerai encore et encore des poèmes avec vous dans le plus grand des silences parce que c'est comme ça que la poésie existe en se taisant une fois qu'elle a été offerte.
Au milieu des gens dans la rue juste après le film de la soirée la fiction poursuit ses gestes d'handicapés.
Plus on est dans l’artifice plus on se rapproche de la réalité celle de la profondeur.
Tous ces trous dans le ciel me font penser à des nids d'abeilles que l’ORL m’avait montrés sur la radio de mes sinus juste avant de m’opérer et cela m’émeut d’imaginer que les nuages ont peut-être des sinusites qui leur donnent si souvent la goutte au...
Ce sont les réverbères éteints dans la rue qui monte alors qu'ils devraient déjà éclairer les maisons endormies du petit matin que l'hiver retient avec lui sous ses ailes froides de poule malade.
Bientôt mes poèmes vont changer de couleurs même si je ne le veux pas ou du moins si je me refuse d’écrire en fonction des saisons certains auront des feuilles bien vertes et des fleurs dont le parfum involontaire qu’elles dégageront chatouillera l’odorat...
Je me parle souvent sans trop m’en rendre compte mais dans une langue que j’essaie de comprendre en écrivant.
Cela a dû commencer un jour où je ne m'y attendais pas puis cela a continué une vie que j'étais loin d'imaginer moi qui pensais que je ne m'en sortirais pas.
Un grand merci à Valérie Canat de Chizy pour sa note de lecture publiée dans la revue de poésie contemporaine Terre à ciel mise en ligne hier. Vous pouvez la lire en recopiant le lien suivant : http://www.terreaciel.net/Lu-et-approuve-avril-2017#.WP3...
L’ombre tatouée au sol près des roses ressemble à la face cachée de son personnage féminin en train de boire un thé à la terrasse d’un bar en ville habillée de noir de la tête aux pieds en plein soleil.
Je ne m’attendais pas à cette image furtive mais bel et bien réelle de ce sourire juvénile au loin sous le vieux cerisier qu’il évoqua l’air de rien entre deux strophes et que j’aime plus que tout dans son petit poème.
Le ciel peut bien tomber sur la tête de ceux qui n'ont pas de tête on s'en fout du moment que les nuages s'approchent d'une certaine idée de l'amour coûte que coûte.
S’il y a beaucoup de fenêtres dans mes poèmes c’est pour mieux voir dehors si ce qui me démange au fond de moi peut se retrouver dans le ciel les arbres les bêtes la route les cyclistes les marcheurs les voitures les tracteurs le jardin les fleurs et...
Avec tous les poèmes qu'il me reste à écrire j'ai de quoi faire tenir largement deux autres vies si ce n'est plus sans vouloir me vanter.