90% des textes publiés sur ce blog sont inédits et écrits au quotidien. Les autres sont des extraits de livres déjà édités. Tous 100 % bio .
- Mais bon sang, depuis quand as-tu ce sentiment d’être dans le noir ? - Ça fait longtemps que je t’en parle, mais toi tu crois toujours que ça va passer, que c’est parce que je suis ado que je suis comme ça, perdu avec toutes mes questions existentielles...
- Je ne réclamais jamais maman ? - Au début, oui. Mais après, tu t’étais fait à son absence. - Qu’est-ce que tu me racontais pour me convaincre que je ne la reverrais plus ? - Je ne t’ai jamais rien caché de ce point de vue-là. Disons que j’employais...
Soudain le ciel s'assombrit. Le feu est en train de mourir. Le peintre décide alors d'aller chercher quelques bûches dans l’appentis, près du garage en face de la salle à manger. Il enfile son imperméable et se précipite hors de chez lui le panier à la...
Et si je n’étais plus rien que ce que mes textes disent qu’un élément du silence dans un parloir clandestin il faudrait bien que j’invente autre chose encore et encore pour correspondre que je repousse par-delà les fenêtres les champs du possible la mer...
J’aurais moi aussi envie de courir comme mes camarades mais pas à tout bout de champ, à l’aveuglette, sans savoir où je vais. Je voudrais prendre une direction précise me conduisant vers une destination que j’aurais fixée avec ma conscience. Je rêve d’un...
veux-tu que de mes rêves j’aille chercher des images à décortiquer pour nous au petit déjeuner ? on s’amusera ensemble à les griller au toaster à les croquer en musique en s’imaginant des horizons coupés au cutter veux-tu c’est sincère la dernière fois...
Les vitres lavées me plaisent elles clarifient ma vue de taupe par delà les égarements de terre elles allongent mon souffle au détour d’un trébuchement. C’est mon hublot de travail je le garde près de moi mes fenêtres lavées déménagent autour et emménagent...
L’ensevelissement progressif du soleil derrière l’horizon terreux et froid a, dans les yeux des gens, un reflet fuyant et peu visible. Par contre, il a, sur ses pupilles gonflées d’espoir, le dessin de l’avalanche emportant dans sa course folle celui...
Je venais de débarquer lorsque, soudain, j’aperçus son visage. Elle n’avait pas changé depuis plus de... combien d’années déjà ? Il n’y avait aucun doute, c’était bien elle. Je baissai aussitôt la tête, tel un enfant honteux pris sur le vif, en flagrant...
Les forces reviennent par un autre chemin que celui du printemps avait prévu et musclent à nouveau le ventre de l'hiver endormi et arrondi. C'est toujours ainsi que les constructions se réalisent : sans prévision ni plan tiré sur la comète ou autre étoile...
Il y a longtemps que cette idée me taraude. C’est seulement aujourd’hui que j’ose la formuler en ces termes et maintenant je ne peux plus faire marche arrière, je veux dire oublier une bonne fois pour toute ce qui me chagrine depuis que je suis petit...
J’ai longtemps tourné, au début que j’écrivais, adolescent, puis jeune adulte, autour du pot. Les métaphores servent à cela, à enrober l’expression sans grande efficacité, sinon celle de l’étouffer. Désormais je leur préfère largement les tournures apposées....
Je le retrouvais dans certains de mes cauchemars d’enfant ; il flottait là, près de moi, alors que je m’amusais dans l’eau à nager très vite vers une bouée que je n’arrivais jamais à atteindre. À la simple vue de sa présence, je me mettais à boire la...
La chaudière, elle, n'en finit pas de chauffer l’eau dans la fonte des radiateurs. Sylvain s'approche de l'un d'entre eux et le touche pour tester sa résistance à la chaleur. Il ne tient que quelques secondes. Puis, il recommence jusqu'à en avoir les...
J’ai peur que l’immense pin Tombe sur notre maison En plein sommeil. Je rêve toutes les nuits De la même chose : Je suis devenu insomniaque Et j’ai des comptes à rendre A mon médecin : il veut comprendre. Cela me stresse Parce qu’il n’y a rien à comprendre....
Je pense à cet homme - dont je perçois nettement la silhouette s’engouffrer vers l’horizon – sûr de lui et imperturbable. Il était resté vêtu et avançait doucement vers le large. La mer était à marrée basse ce jour-là. Au début, je le pris pour un pêcheur....
En frottant les vitres la femme de ménage me parlait de sa vie le soleil dans les yeux le chiffon doux au lycée du mieux possible à l’affût de la moindre trace. Impeccables ses mots me rassuraient : ils lavaient mes peurs les carreaux étaient d’un tel...
Ici rien n’a changé depuis hier : les oeuvres qu'il a posées contre le mur n’ont pas bougé. Il les regarde machinalement sans savoir quoi en penser. Celles qu'il a commencées il y a plus d'un an sont toujours là : inachevées, tranquilles, tristes, insouciantes,...
La bière coule à flots dans les chopes que le serveur ramasse et remplit aussitôt qu’elles sont bues. La mousse colle au rebord intérieur des verres en y laissant des dessins fantastiques. Elle les regarde en buvant son eau fraîche et y voit dans ces...
II Aujourd'hui, il pleut encore. Il y a de l'eau partout. Les pompiers sont débordés. Bientôt juin et apparemment aucune amélioration n'est prévue. Ici, ce n'est pas comme chez son père. Pourtant, une petite inondation lui changerait les idées. Il y a...
Je dédicacerai mon dernier recueil de poèmes Le soir on se dit des poèmes au stand des éditions Soc et Foc samedi 8 avril à partir de 14 heures au salon de Montaigu. Je serai ravi de vous y rencontrer. A bientôt donc ! http://pdl.terresdemontaigu.fr/...
il faudra faire avec comme les poches sous les yeux avancer sans musique depuis que plus rien n’existe se dire que l’aventure commence après tous les voyages ratés tu as beau te repasser le film des îles parfaites l’histoire des piétinements sur la plage...
Et puis après le temps met son masque de petit bonheur attablé en face des coupoles derrière les verrines pourtant suffisantes mais non après chaque repas et digestions incomplètes en manteaux sans fourrure en cheminées déshabillées elles se fendent avec...
Dans le papier froissé c’était une voix que j’entendais. Le divan était vide. On aurait dit une nouvelle saison douce n’ayant rien à voir avec les autres : celles qu’on connaît tous. Non rien à voir. Mais là dans l’imprimerie les cendres et le brouhaha...
Sa manière de se déshabiller en dit long sur les livres qu’elle aime lire pourtant ce n’est pas forcément à ce geste qu’on devine les goûts littéraires des femmes mais pour elle si. Sa manière de se rhabiller en dit long sur les voyages qu’elle a déjà...