90% des textes publiés sur ce blog sont inédits et écrits au quotidien. Les autres sont des extraits de livres déjà édités. Tous 100 % bio .
Il aurait suffi d’un rien et la vie aurait été autre chose de plus volant mais non elle est restée proche de la terre de ses sillons menant à la lisière dont les orties avaient un goût sucré de fruits des bois mangés abondamment bébé.
Tu ne sais pas que je te parle quand j'écris tous les matins que je me relis chaque soir avant de me taire dans des rêves.
Je sais qu'en observant de plus près ce que je ressens je perçois autre chose de moins net que la force des mots parvient à décrire en me surprenant.
Dès qu’un frémissement se fait sentir qu’un semblant de construction montre le bout de son nez tout peut basculer pour le meilleur ou pour le pire. Mon rôle est d’ajuster les dégringolades de les rendre plus stables l’espace d’un égarement photographié...
A force de fixer l'éclairage du lampadaire de la rue où j'habite je finis par avoir des hallucinations que j'aime entretenir chaque matin avant de me mettre au travail et tout en écrivant. (Confidences poétiques)
Et si je n'étais rien après tout qu'un homme prisonnier de sa fiction prêt à tout pour la rendre vraisemblable alors je pourrais peut-être espérer devenir libre un jour.
Empilés les uns sur les autres formant des bonhommes sans yeux les cailloux servent de repères aux animaux rêveurs.
Détail après détail c'est tout un monde que je m'amuse à reconstruire en écrivant du matin au soir.
Tu sens bien qu'il suffit de peu pour aller à l'essentiel mais c'est plus fort que toi il faut que tu t'éternises pour ramener le plus gros bouquet qui mourra aussi vite que ma petite violette mise dans un verre d'eau sur la table de la cuisine.
Le téléviseur éteint demeure la dernière image de ce lieu au velours jaune et aux fleurs bien dessinées trop pour être vraies.
Et ce sentiment d'appartenir à une tribu d'êtres toujours un peu tiraillés entre terre et ciel ne s'exprime vraiment que dans les mots écrits et imparfaits de ma langue natale souvent fatiguée.
Tiens-moi au courant dès que le froid sera parti que je me prépare à transpirer comme un boeuf. (petits poèmes imbéciles)
Te souviens-tu quand petite pour te faire réviser les temps du passé en français tu avais commencé par le passé intérieur et que j'avais souri ? (petits poèmes imbéciles)
Coupé en deux parties égales par une branche d'arbre juste en face de mon bureau le lampadaire déjà allumé de la rue ressemble à une tête de chinoise sans corps suspendue au-dessus de la haie bien taillée du jardin.
Les villes auxquelles je pense sont les mêmes que les tiennes : arrivées à une certaine heure de la journée elles nous rendent encore plus mélancoliques (alors que nous les aimons) au point de vouloir déménager sur le champ sans pouvoir l'expliquer.
A peine réveillé les ombres me parlent comme si elles m'attendaient impatiemment depuis la veille où je les ai laissées piquer du nez s'assoupir et disparaître sous le tapis du salon.
J'ai retrouvé la pente que je descendais enfant et que je ne maîtrisais pas bien à vélo avec le même vertige lié cette fois à une autre raison dont mes souvenirs connaissent la course par coeur.
Elle m'a fait signe bonjour au volant de sa voiture on aurait cru un automate dans le monospace de Barbie. J'ai failli avoir un accident. (petits poèmes imbéciles)
Sans me forcer j'ai adopté la punaise des bois de mon salon pour le parfum de coriandre qu'elle dégage dès que je la caresse. (petits poèmes imbéciles)
Ce n'est pas la peine d'en faire un plat j'ai bien compris que tu n'étais pas dans ton assiette. (petits poèmes imbéciles)
Face à mon écran j'imagine des phrases en même temps que j'ai des visions et après je ne sais plus où j'en suis alors j'écris. (petits poèmes imbéciles)
Parler dehors quand il fait froid et voir la fumée sortir de sa propre bouche c'est repartir en enfance quand on rêvait d'avoir une cigarette au bec pour se sentir grands. (petits poèmes imbéciles)
J'aimerais aussi te dédier mes rêves pour le plaisir de me rendre là où je ne parviens pas encore à aller avec mes propres mots d'écrivain trop bavard.
Elle ressemble à un fantôme hantant mes rêves depuis que je l’ai créée. C’est un esprit qui court et que je ne parviens pas à saisir comme je le voudrais. Il me manque les mots pour dire combien je suis frustré d’être imparfait dans ma création.
Les tourbillons la vase les brindilles les fleurs de nénuphars et les libellules posées dessus parviennent peu à peu à rejoindre la rive opposée comme dans une scène de film n'ayant pourtant jamais existé.