90% des textes publiés sur ce blog sont inédits et écrits au quotidien. Les autres sont des extraits de livres déjà édités. Tous 100 % bio .
Si j'avais de l'imagination beaucoup d'imagination j'en donnerais par charité à tous ceux qui en manquent mais je ne sais pas si cela leur plairait d'être plus imaginatifs. (petits poèmes imbéciles)
J'ai oublié la première phrase que je suis parvenu à lire tout seul enfant mais j'ai le souvenir exact de cette fierté intérieure qui m'a empêché de dormir la nuit entière. (petits poèmes imbéciles)
J'ai remarqué qu'il n'y a pas forcément de liens entre les choses seulement des toiles d'araignées souvent difficiles à partir à cause du temps qui passe.
Quand j'ai cru qu'un papillon s'était posé dans mon cou et qu'en réalité c'était le frôlement de tes lèvres sur ma nuque je me suis dit que j'avais de la chance d'habiter avec toi près des bois. (petits poèmes imbéciles)
Compter les moutons n'a jamais été soporifique chez moi sans doute parce que j'ai du mal à me les représenter au lit en fermant les yeux et cela a plus le don de m'énerver que de m'apaiser. (petits poèmes imbéciles)
Il y aura toujours des rimes involontaires perdues au bout d'un vers puis d'un autre sans pour cela qu'un poème naisse à la fin mais il y aura toujours ce désir de trouver puis d'échafauder du mieux possible ce que la prose est incapable de traduire en...
Où sont les lézards l'hiver que l'été j'aime observer se faufiler sur le crépis blanc du mur de ma maison en sirotant une bière ? (petits poèmes imbéciles)
Dès que le feu crépite dans l'âtre qu'il fait chaud comme en été dans le salon où je travaille j'imagine que je dors à la belle étoile. (petits poèmes imbéciles)
Quand je pense qu'enfant je me culpabilisais d'être sans cesse dans la lune et que maintenant je n'ai plus aucun complexe avec ça je me dis que j'ai de la chance. (petits poèmes imbéciles)
Ce sont des êtres pondus par le soleil un jour de pleine lune que j’ai voulu dépeindre mais je ne suis pas certain d'y être parvenu totalement.
Tous les matins j'aère la pièce principale là où j'écris dans l'espoir imbécile de m'aérer aussi l'esprit. (petits poèmes imbéciles)
Il y a des jours où tout semble si facile et puis d'autres où la moindre pensée devient un haltère à soulever. (petits poèmes imbéciles)
Pourtant je sais bien qu'il suffit de peu pour que je sente le goût de la menthe dans ma bouche mais je m'obstine à renifler le parfum des roses montantes devant la fenêtre à chaque fois que je m'en approche dans l'espoir d'être et d'être toujours de...
Le feu crépite dans l'âtre une mésange traverse mes pensées je suis un tercet à moi tout seul. (petits poèmes imbéciles)
A force d'écrire on pense que c'est une drogue mais non en fait on s'aperçoit dès qu'on arrête plusieurs jours qu'on dit aussi n'importe quoi sur l'écriture. (petits poèmes imbéciles)
Chaque hiver arrive la goutte au nez un bouquet de houx dans la poche plein de promesses jamais tenues qu'on lui pardonne tout de suite sans vraiment savoir pourquoi et c'est très bien. (petits poèmes imbéciles)
Fatigué le souvenir boit un coup avant de repartir mais rien n'y fait il est à nouveau épuisé quelques mètres plus loin alors finit par prendre une cuite le ventre vide et les veines du front dilatées condamné à s'oublier pour le plaisir de vivre enfin...
On a beau dire on a beau faire nous passons notre vie à nous arranger avec nos solitudes.
Je garde à mes côtés sur mon bureau toutes sortes de papiers mais aussi des photos des petits textes et des vieux dessins d'enfant que je retrouve souvent dans mes écrits sans le faire exprès. (petits poèmes imbéciles)
Je me méfie de la couleur du ciel : j'ai souvent été déçu par ses caprices au dernier moment. Je fais davantage confiance à mes doutes. (petits poèmes imbéciles)
Cette lune presque ronde (et ses promesses de nuits blanches) est déjà en train de préparer la fête de régler l'éclairage l'air de rien toujours à la même place au-dessus de l'évier de ma cuisine rêveuse.
Le bureau éclairé à l'instant en ce début de matinée transforme les rêves en figurines.
Le problème des émotions n'est pas de les vivre mais de les décrire du mieux possible et à sa façon sans fleurs ni couronnes. Voilà ce qui m'occupe au quotidien et que j'aimerais perfectionner encore et encore.
Cette fin d'automne gris doux et pluvieux à la fois me fait penser à un accident de la route que je revois passer au ralenti. (petits poèmes imbéciles)
Les mains froides de ma glycine l'hiver ont sur la pergola de la terrasse des petites veines bleues que je regarde aujourd'hui avec tendresse et compassion. (petits poèmes imbéciles)